Devise
Nguktrum
Temps de vol
11h
Décalage horaire
3h
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L’histoire du Bhoutan
Le Bhoutan est l’héritier d’une histoire relativement paisible : le pays, qui fait figure encore aujourd’hui de Petit Poucet entre ses deux voisins géants – 38 394 km², soit 20 fois moins que la France, pour seulement 750 000 habitants – n’a mené que peu de guerres, et les grandes étapes de sa construction correspondent le plus souvent aux évolutions des doctrines bouddhiques sur son territoire. Quelques jalons sont à retenir : la colonisation du pays par le Royaume-Uni en 1865, la fin de la guerre civile entre tribus en 1907, le gigantesque incendie qui détruisit en 1827 l’ancienne capitale, Punakha, et les archives du pays. Depuis 1952, la capitale bhoutanaise est Thimphu. Étagé sur les pentes de l’Himalaya, le Bhoutan est bien sûr fortement marqué par cette géographie particulière, à laquelle les hommes ont dû se plier.
Le nord du pays est entièrement constitué de sommets, culminant à 7200 m, et des vallées qui les séparent. Celle de Punakha est connue pour être l’une des plus belles. Le relief descend progressivement jusqu’aux plaines de la frontière sud. Des rizières ont été aménagées partout, aussi bien dans les vallées de haute montagne que le long des rivières de plaine. Mais ce qui peuple surtout les pentes montagneuses, ce sont les monastères bouddhistes, les célèbres dzong, dont les festivals religieux, les Tshechu, sont l’une des attractions incontournables du pays. Vous y verrez aussi d’innombrables chörten, ou stupa, ces constructions typiques destinées à abriter des reliques de saints du bouddhisme ou des textes et objets sacrés. De ce paysage sauvage, les Bhoutanais ont tiré une cuisine simple et âpre, marquée par l’omniprésence du piment, ici considéré comme un simple légume, et de la viande de yak. On se régalera de petits raviolis tibétains à la viande, les momos, ou d’un Ema Datshi, des piments accommodés au fromage. Comme dans plusieurs régions himalayennes, la boisson principale est ici le thé au beurre.
Un pays protégé…
L’isolement du pays a permis au Bhoutan de rester très protégé : la faune et la flore y sont remarquables et très préservées. La forêt couvre plus des deux tiers du territoire, habitée par des espèces qui sont ailleurs rares ou menacées. Les populations de tigre y sont en expansion. On y rencontre aussi le léopard des neiges, très menacé aujourd’hui car sa fourrure excite les convoitises, mais aussi parce que ce redoutable chasseur est encore l’ennemi des éleveurs et bergers. Un étonnant petit singe orange, le langur doré, ne survit guère qu’au Bhoutan et le long de la frontière indienne. Enfin, on est ici sur les terres du panda rouge, un cousin éloigné du panda géant, de bien plus petite taille puisqu’il n’est guère plus grand qu’un renard. Les espèces végétales ont gardé toute leur richesse et leur diversité au Bhoutan.
L’agriculture locale n’utilise que très peu d’intrants chimiques et le pays ambitionne de devenir « le premier État 100% bio au monde » : de ce fait, ses 5500 espèces végétales répertoriées, dont plus de 300 plantes médicinales, sont préservées dans leur habitat naturel, et le Bhoutan fait finalement figure de conservatoire régional de l’environnement himalayen. Le climat y est bien sûr marqué par la mousson : il convient donc d’éviter de s’y rendre entre juin et septembre, car tous les circuits de trek et de randonnée sont alors impraticables. Le reste de l’année, il y fait plutôt doux, même s’il est nécessaire d’emporter des vêtements chauds pour les soirées et pour tout séjour dans la montagne.